Les titres sont de mieux en mieux !
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«Mes zinfins pourront pas avoir les yeux bleus, ceux de mon conjoint(e) sont bruns.»
«La reine, cette friponne, n’a visiblement point la capacité de nous enfanter un héritier de mâle engeance… Bien qu’il nous en fasse grand peine, un divorce en bonne et due forme est la seule solution. BOURREAU !!!!!!!»
Vous avez sûrement déjà été témoin de l’un des commentaires présentés ci-dessus. En vérité, ces énoncés ne sont que des faussetés perpétrées par : une mauvaise compréhension des principes de bases de la génétique, le fanatisme de certains hommes à vouloir prouver leur virilité et l’insatiable soif de l’être humain lorsqu’il s’agit d’expliquer des données s’écartant de la moyenne.
N’ayez crainte mes petits ! Professeur G. vole à votre secours !
Nous nous en tiendrons aujourd’hui à la couleur des yeux, c’est bien assez pour une première séance (à vrai dire, pure paresse).
Premièrement, les différents types que peut prendre un même gène se nomment «allèles» (un allèle) et le gène définissant la couleur de base de l’iris en a deux.
Pas trois, pas cinq, deux ! Brun et bleu ! C’EST TOUT !!!
«Qu’entends-je Professeur ? Que faites-vous des yeux verts ?»
Oui bon, j’y arrivais. Les yeux verts, bleu vert, gris bleu, etc. existent, bien entendu, mais les variances de teintes que peuvent prendre l’iris viennent en fait d’autres gènes, interagissant avec la couleur de base, dont nous ne connaissons pas à 100% la composition. Brièvement, les yeux verts sont des yeux bleus avec un extra. Alors concentrons-nous sur le brun et le bleu, voulez-vous ?
Donc, l’allèle brun est dominant et le bleu récessif, c’est-à-dire que si vous possédez les deux, vous aurez les yeux bruns.
«Comment peut-on avoir deux allèles à la fois Professeur ! C’est pure science-fiction !»
Vraiment ? … … Heuuu… bin en fait… voilà… c’est queeeee, le papa et la maman voyez-vous, bin quand ils… heuuu… C’est comme l’abeille en fait et…
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Bon, d’accord, les détails pratiques m’échappent, je l’avoue. Néanmoins, l’important c’est de savoir que notre code génétique est formé de 23 paires de chromosomes, 46 au total.
Chaque chromosome est un bout de code génétique qui renferme des gènes spécifiques… Littéralement ! Ce n’est pas l’invention d’un scientifique zélé accro de la classification ! Physiquement, un chromosome est un fil d’ADN (la double hélice), enroulé sur lui-même, dont chacun des 22 types a une forme et une longueur qui lui est propre, en plus des chromosomes x et y qui forment la dernière paire (x/x si femme ; x/y si homme).
Nous disons donc «23 paires» parce que nous avons 2 chromosomes de chacun des 22 premiers types, plus deux chromosomes définissant le sexe. L’un vient du papa, l’autre de la maman… Ou bien est-ce que c’était d’une cigogne qui mange des feuilles de chou ?
Meeeeeh, peu importe, le fait est que l’on a 23 paires chromosomes qui ressemblent à ça :
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Les chromosomes d’une même paire (mis à part x/y, celle définissant le sexe) contiennent des gènes répondant aux mêmes fonctions et situés aux mêmes endroits, ou locus. C’est plus facile en imaginant le locus comme une adresse : si le gène spécifique se trouve au 7682 rue Principale, Chromosome 15, on le trouvera à cette même adresse sur tous les chromosomes 15.
C’est ici que la notion d’allèle dominant et récessif prend toute son importance. Allons-y d’une analogie visuelle tout à fait pathétique que je ne saurais vous conseiller de répéter à qui que ce soit, sous aucun prétexte :
Laissez-moi vous présenter deux charmants amis qui ont bien gentiment accepté de prêter leur corps à la science : M. Ketchup et Mlle Homard, dans leur rôle respectif d’Allèle Brun et d’Allèle Bleu.
Voyons voir la dynamique de nos joyeux lurons lorsqu’ils se retrouvent voisins de palier sur deux chromosomes d’une même paire (ou dans la même assiette).
Dramatisation :
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(Sérieusement, tellement nul à tellement de niveaux)
Vous voyez ? Si vous mélangez ketchup et homard, ça goûte le ketchup.
Notez bien que Mlle Homard ne disparaît pas, vous aurez toujours la possibilité de la passer à votre progéniture (on suppose ici que le procédé de fabrication nettoie le ketchup). Vous pourriez donc avoir droit à un plat de homard même si vos parents goûtent le ketchup, pour autant que vos géniteurs aient tous deux du homard au ketchup (vous étiez avertis, pa-thé-ti-que).
Par contre !!! Si vous goûtez le ketchup alors qu’ils goûtent le homard… vous avez été kidnappé en bas âge et devriez probablement compter vos reins ; deux parents-homards, ça ne donne pas du ketchup !
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Récapitulation :
Deux homards, ça goûte le homard.
Deux ketchups, ça goûte le ketchup.
Un homard au ketchup, ça goûte le ketchup !
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Pas de quoi en faire un plat !!! HAAAAAAAAAAHAHAHAHAHAHAHA !!!!!!!!! HAAAAAAAAAHAHAHAHA !!! HAHAHA ! Haha… ha… hum.
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